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Transfert DTF premium imprimé à Paris
DTF ou sublimation : transfert DTF posé sur un t-shirt noir sous la presse, marquage opaque sur textile foncé
DTF face aux autres procédés

DTF ou sublimation

Polyester clair seul · Coton et foncé exclus

DTF ou sublimation : lequel tient sur votre textile ?

La sublimation ne teint que les fibres polyester, et son encre n'a pas de blanc : sur du coton elle ne tient pas, sur du foncé elle ne se voit pas. Entre DTF et sublimation, le tissu que vous imprimez a donc déjà tranché, avant le budget.

Par l'équipe DTF Paris8 min de lecture

Le test de l'étiquette

Que dit l'étiquette de votre textile ?

Les questions se posent dans cet ordre, et une seule réponse suffit à trancher. Le budget n'arrive qu'au bout, quand les deux techniques sont encore toutes les deux en lice.

DTF ou sublimation : t-shirt vert foncé marqué en DTF, une couleur claire posée sur un textile sombre
  1. Question 1

    Le vêtement contient-il du coton ?

    Alors la sublimation est hors jeu.

    L'encre de sublimation se lie aux fibres polyester par la chaleur. Le coton n'en a pas : le motif s'estompe au premier lavage, quand il s'est fixé. Sur un mélange, la tenue suit le taux de polyester, et un 50/50 délave visiblement dès les premiers lavages.

  2. Question 2

    Le textile est-il foncé ou coloré ?

    Alors la sublimation est hors jeu aussi.

    L'encre de sublimation est transparente et n'a pas de blanc : elle teint la fibre sans la couvrir. Sur un tee-shirt noir, un visuel jaune ne donne rien de visible. Le DTF imprime une sous-couche blanche avant les couleurs, ce qui rend le motif opaque sur n'importe quel fond.

  3. Question 3

    Polyester blanc ou très clair, et rien que ça ?

    Là, les deux techniques se comparent vraiment.

    C'est le seul terrain commun, et la sublimation y a deux avantages réels : aucune épaisseur au toucher, puisque l'encre est dans la fibre et non dessus, et une tenue au lavage supérieure, sans risque de craquelure. Sur un maillot de sport en polyester blanc produit en série, elle reste le bon choix.

  4. Question 4

    Vous ne savez pas encore sur quoi vous imprimerez ?

    Le DTF est le choix qui ne se referme pas.

    C'est la situation d'un atelier de marquage ou d'une jeune marque : les supports changent d'une commande à l'autre. Le même transfert DTF se pose sur coton, polyester, mélange, clair ou foncé. Choisir la sublimation, c'est choisir en même temps la matière et la couleur de tout ce qu'on produira.

DTF ou sublimation, critère par critère

Qu’est-ce qui sépare le DTF de la sublimation ?

Sur deux de ces six lignes, la sublimation gagne franchement : le toucher et la couverture des grandes surfaces.

DTF ou sublimation : lettrage DTF sur sweat noir, film support en cours de retrait

Un marquage clair sur un textile foncé. La sublimation ne sait pas faire cette image : elle teint la fibre au lieu de la couvrir.

Comparaison du DTF et de la sublimation sur six critères
CritèreDTFSublimation
TextilesCoton, polyester, mélanges, nylon. Clairs comme foncés.Polyester seul, en blanc ou très clair. Le coton n'est pas teint.
Fonds foncésOui. Une sous-couche blanche est imprimée sous les couleurs.Non. L'encre est transparente : elle disparaît sur un fond sombre.
ToucherUn film souple posé sur la fibre, perceptible sur un aplat dense.Aucun. L'encre est dans la fibre, le tissu garde sa main.
Tenue au lavageBonne, conditionnée à une pose correcte et à un lavage à l'envers.Meilleure sur son propre terrain : rien à décoller, rien à craqueler.
Grandes surfacesUn aplat de dos entier alourdit le vêtement et respire moins.Sans limite : le tissu reste respirant, quelle que soit la couverture.
Sans machineUn transfert se commande à l'unité et se presse 24 h après.Il faut l'imprimante, l'encre, le papier et la presse. Rien ne s'achète tout fait.
En résumé

Alors, DTF ou sublimation pour votre projet ?

Le DTF, quand

  • Le textile contient du coton, même en partie
  • Le vêtement est foncé, ou simplement coloré
  • Les supports changent d'une commande à l'autre
  • Vous n'avez ni imprimante ni envie d'en acheter une
  • Vous produisez à l'unité ou en petite série

À partir de 32,90 € le mètre, prêt de 24 h à 96 h, sans minimum.

La sublimation, quand

  • Le textile est en polyester blanc ou très clair
  • Le visuel couvre une grande surface, voire tout le vêtement
  • Le zéro toucher fait partie du produit
  • La même référence est produite en série, longtemps
  • Vous avez déjà la chaîne et elle tourne

Sur son terrain, elle fait mieux que nous : rien à décoller, rien à craqueler, et le tissu garde sa main.

Les deux zones ne se recoupent presque pas : la sublimation sur la ligne polyester blanc, le DTF sur le coton, les couleurs et les pièces à l'unité.

Les défauts qu'on voit sur la pièce

Et quand ça rate, qu’est-ce qu’on voit sur le vêtement ?

Les deux techniques laissent des traces reconnaissables quand elles échouent. Voici ce que le client a sous les yeux, ce qui l’a provoqué, et si la pièce se rattrape.

En DTF

  • Le motif brille au lieu d’être mat

    Presse trop chaude ou trop longue : la surface du film lustre et prend la lumière.

    Irrattrapable sur la pièce. Le contrôle se fait à la sortie de presse, pas au lavage.

  • Les bords se relèvent après quelques lavages

    Pas de repassage sous feuille après le pelage, ou un lavage à plus de 40 °C.

    Un repassage sous feuille rattrape un bord qui se soulève, tant que le film n’a pas cassé.

  • Le blanc rosit le lendemain

    Sur polyester, le colorant du textile migre dans le blanc du transfert.

    Se prévient en descendant la température et en allongeant d’une seconde. Une fois rosé, c’est fait.

En sublimation

  • Un motif passé, comme délavé au premier jour

    Le textile n’est pas assez chargé en polyester : seule une partie des fibres a reçu l’encre.

    Irrattrapable. Le rendu ne se corrige pas, il se constate à l’ouverture de la presse.

  • Un fantôme du motif à côté du motif

    Le papier a bougé d’un millimètre pendant la montée en température.

    Irrattrapable : les deux images sont fixées dans la fibre.

  • Un rectangle plus clair autour du visuel

    Le plateau a décoloré le textile autour de la zone pressée.

    Irrattrapable, et il ne se voit vraiment qu’à la lumière du jour.

La sublimation comme le DTF ratent pour des raisons qui leur sont propres. Aucune des deux n'échoue au hasard : chaque défaut ci-dessus se prévient au réglage.

Les dix matières que nous imprimons

Et sur votre matière à vous, qu’est-ce que ça donne ?

La sublimation ne connaît qu’une fibre. Voici ce qu’elle fait sur chacune des matières que nous passons en DTF, du coton au nylon, avec la raison à chaque fois.

Sur les 10 matières que nous imprimons en DTF, la sublimation en couvre 1 pleinement et 4 à moitié.

Ce que donne la sublimation sur les 10 matières que nous imprimons en DTF
MatièreLa sublimation
Coton 100 %Ne prend pas. Sans polyester, l’encre n’a rien où se fixer.
Coton peigné, jersey finNe prend pas non plus : c’est du coton, quelle que soit la finesse de la maille.
PolyesterPrend, et c’est sa matière de prédilection. À condition que le textile soit clair.
Mélange coton-polyesterSeule la part polyester reçoit l’encre : un 50/50 rend délavé, et le lavage l’éclaircit encore.
Softshell, sportswearLa surface est souvent du polyester, donc ça prend. Mais la chaleur nécessaire délamine la membrane.
PolairePolyester le plus souvent, donc l’encre se fixe. Le poil, lui, diffuse le motif et en mange les contours.
Nylon, coupe-ventLe nylon n’est pas du polyester : l’encre ne s’y fixe pas, et la matière fond avant.
Lycra, élasthannePrend sur la part polyester, mais la pièce s’étire et le motif se déforme avec elle.
Viscose, modalFibre cellulosique : rien ne se fixe, et la chaleur marque la surface.
Velours, épongeCoton dans la plupart des cas, et le relief empêche de toute façon un contact plein.

Polaire, Nylon, coupe-vent, Viscose, modal : ces 3 matières ne sont documentées par aucun guide du secteur. Nos réglages pour chacune se lisent dans le tableau des réglages par matière.

DTF ou sublimation

Vérifier si votre textile prend le DTF

Dites-nous la matière et la couleur exactes de vos pièces : nous vous disons franchement si le DTF est le bon choix, ou si la sublimation fera mieux sur ce support précis.

Matières, coût, rendu

DTF ou sublimation en pratique

  • Non, et les sprays « préparation coton » vendus pour ça ne subliment pas le coton : ils déposent un film polymère à la surface, qu'on sublime ensuite. Le résultat est un dépôt posé sur le tissu, exactement ce que fait un transfert, en moins fiable et pour plus de travail. Sur du coton, un transfert DTF fait le même travail mieux.

  • Parce que son encre est transparente et qu'il n'existe pas d'encre de sublimation blanche. Elle colore la fibre sans la couvrir, comme une teinture : sur un fond sombre, la couleur déposée se perd dans le fond. Le DTF résout ce point en imprimant du blanc sous les couleurs, ce qui coûte le même prix qu'un visuel clair.

  • Sur son terrain, oui : il n'y a rien à décoller ni à craqueler, puisque le motif est dans la fibre. Le DTF bien posé tient très correctement sur des dizaines de lavages, mais il reste une couche déposée. Si vous produisez des maillots de sport en polyester blanc lavés 3 fois par semaine, la sublimation est le bon choix.

  • La sublimation ne teint que la moitié polyester des fibres, donc la couleur sort délavée dès le départ, puis continue de pâlir. Certains l'utilisent volontairement pour un effet vintage. Si l'effet n'est pas voulu, ce mélange appelle un transfert.

  • La question ne se pose que sur polyester clair, le seul terrain commun. Ailleurs, une seule des deux fonctionne. Sur ce terrain, la sublimation demande d'avoir la machine, l'encre et le papier ; le DTF se commande à l'unité, dès 32,90 € le mètre, sans matériel ni minimum. Sur une série longue et répétée, l'équipement s'amortit et la sublimation reprend l'avantage.

  • Oui, et c'est courant : la sublimation pour la ligne polyester blanc produite en série, le DTF pour tout le reste, c'est-à-dire le coton, les couleurs, les pièces à l'unité et les réassorts. Les deux ne se remplacent pas, elles couvrent deux zones qui ne se recoupent presque pas.

Voir aussi